Après des semaines d'intenses négociations et de dates d'audience imminentes, Paramount Skydance, dirigée par l'influent David Ellison, a conclu un règlement complet qui donne le feu vert à son acquisition de Warner Bros. L'accord, rapporté pour la première fois par Ecranlarge.com, représente l'une des fusions les plus importantes d'Hollywood, plaçant un éventail impressionnant de propriétés intellectuelles – y compris l'univers bien-aimé de Harry Potter, les séries emblématiques de HBO, le DCU, Matrix et les franchises The Conjuring – sous la bannière de Paramount, aux côtés de la plateforme de streaming HBO Max.

Le chemin vers cet accord a été loin d'être facile. Paramount Skydance a initialement surenchéri sur Netflix pour Warner Bros., mais a ensuite fait face à un examen considérable de la part des régulateurs antitrust et d'une coalition de 12 procureurs généraux d'États américains, rejoints par la Writer's Guild of America (WGA). Ces parties ont soulevé des préoccupations concernant les implications économiques d'une consolidation aussi massive, craignant des pertes d'emplois potentielles et une concurrence réduite au sein de l'industrie.

La stratégie de Paramount pour surmonter cette opposition a été multifacette. La société avait inclus une « ticking fee » dans sa proposition d'acquisition, s'engageant à payer aux actionnaires de Warner Bros. 7 millions de dollars par jour entre le 1er octobre et la résolution du processus juridique. Cela signifiait qu'une bataille judiciaire prolongée, dont le début était prévu en mars 2027, aurait coûté à Paramount Skydance 1,2 milliard de dollars supplémentaires. Tirant parti de cette pression financière, Ellison aurait également laissé entendre la possibilité de délocaliser les opérations de Paramount hors de Californie, une décision qui aurait menacé des dizaines de milliers d'emplois à Hollywood, ajoutant une pression significative sur le procureur général de Californie, Rob Bonta, qui menait la contestation juridique.

En fin de compte, les plaignants ont concédé, ouvrant la voie à un règlement. Des rapports de Bloomberg, The Wall Street Journal et Variety, détaillés par The Hollywood Reporter, décrivent les termes transformateurs de cet accord, conçus pour répondre aux préoccupations de l'industrie et des régulateurs :

  • Augmentation des investissements : Paramount Skydance est tenue d'injecter 300 millions de dollars supplémentaires par an dans l'industrie, par rapport à ses dépenses de 2025.
  • Fenêtre de sortie en salle : La fenêtre de sortie en salle pour les films doit être étendue à un minimum de 45 jours, précédant toute disponibilité en streaming de 90 jours.
  • Quota de production cinématographique : Le studio s'engage à produire 30 films par an, ce volume passant à 32 films par an après deux ans. Au moins 20 d'entre eux doivent bénéficier de sorties en salle à grande échelle, quatre doivent être des productions indépendantes, et un minimum de 20 % doivent avoir des budgets dépassant 50 millions de dollars.
  • Pénalités en cas de non-conformité : Le non-respect de ces objectifs de production ambitieux entraînera de lourdes pénalités, y compris la confiscation des actions de Paramount Skydance dans Miramax et un paiement de 30 millions de dollars aux fonds de pension des syndicats d'Hollywood pour chaque film non produit.
  • Indépendance éditoriale : Pour ses chaînes d'information comme CNN et CBS, l'accord exige la création d'un comité d'indépendance éditoriale. Ce comité sera composé de cinq journalistes expérimentés, dont pas plus de deux affiliés au même parti politique.

Warner Bros. logo

Avec cet accord historique, Paramount Skydance a surmonté son dernier obstacle majeur à l'acquisition de Warner Bros., prête à créer un nouveau géant du divertissement. Les termes du règlement, en particulier les engagements étendus en matière de production cinématographique et d'investissement dans l'industrie, sont appelés à remodeler profondément le paysage d'Hollywood pour les années à venir.


À lire aussi